Nice

Tout reste à faire pour les femmes qui perdent leurs cheveux, Julie Meunier fondatrice des Franjynes continue le combat

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Un cancer, une alopécie, une pelade, il peut y avoir plusieurs raisons de perdre ses cheveux. La perruque n’est pas forcément la solution. Une mèche, un bonnet ou un bandeau, c’est le concept des Franjynes, la start up niçoise créée par Julie Meunier, qui lance un appel. 

Le cancer, elle connaît, le traumatisme de perdre ses cheveux après une chimiothérapie aussi.  Après 18 mois de traitements (24 chimios, 2 opérations et 40 séances de radiothérapie, et 5 ans d’homonothérapie) à l’âge de 27 ans, dire que Julie Meunier est une battante est un euphémisme.
La ravissante jeune femme a toujours la pêche est toujours des projets. Sa devise  :
 

Rien n’est impossible, car dans le mot impossible, il y a possible !

Julie Meunier, fondatrice des Franjynes

La preuve ? Trois ans après la création des « Franjynes » sa start up à Nice avec un financement participatif, à l’occasion d’octobre rose, Julie sort une nouvelle collection. Le concept reste le même, son partenaire, l’atelier niçois Fée, aussi. En termes châtiés, il s’agit d’ « une prothèse capillaire partielle avec son accessoire textile ».

La marque s'est enrichie de différentes collections en fonction de la saison.

La marque s’est enrichie de différentes collections en fonction de la saison.

© Les Franjynes

En fait, c’est tout simplement une frange assortie d’un bonnet, un turban ou un béret sans couture ni élastique. La  collection Rosie propose une mèche dans la nuque, comme des cheveux longs. Bref, il y en a pour tous les goûts avec 13 couleurs différentes et 3 formes différentes (coupe universelle, coupe droite ou bouclée).

Remboursée par la sécurité sociale

Ce dispositif capillaire est remboursé par la CPAM ( moins d’une centaine d’euros)  mais à une condition : il faut l’acheter en boutique et non en ligne. Il existe déjà 200 distributeurs en France, en Outre mer, en Europe et au Canada, mais il faut faire mieux. Julie Meunier invite les pharmacies partantes à se faire connaître, car sa devise, c’est toujours plus.
 

On aide 3000 personnes par an, il y a 180 000 femmes en France qui souffrent d’un cancer chaque année. On ne parle pas d’alopécie ou de pelade. Ce sont autant de femmes que l’on peut aider, pour qu’elles retrouvent confiance en elle, en leur féminité.

Julie Meunier, fondatrice les Franjynes

La start up compte 5 personnes, dont deux à temps plein. Les Franjynes, c’est une entreprise engagée, sociale et solidaire. Elle a d’ailleurs confectionné  gratuitement pendant le confinement 5 280 masques qui ont été distribués à ceux qui travaillaient. Par ailleurs, elle reverse une partie de ses bénéfices au projet de recherche MyPeBS, une étude internationale qui évalue une nouvelle stratégie de dépistage du cancer du sein.
 

Une communauté… sur tous les fronts

Le cancer ne connaît pas le confinement et de nouveaux cas apparaissent. 
Plus qu’un site commercial, les Franjynes constituent une véritable communauté.
 Voyez plutôt :  23 400 personnes sur Facebook,  15 200 followers sur Instagram, il y a des conseils, des échanges, des compliments, des tutos et des vidéos ! 
 

Parce que mon rêve, c’est de rebooster le moral de mes protégées. Le moral, il est essentiel pour affronter les traitements qui eux sont essentiels à la guérison. Je veux casser les codes et redonner le sourire à toutes ces femmes qui passent par cette parenthèse désenchantée (car le sourire a été mon arme secrète à moi contre le cancer 😉

Julie Meunier, fondatrice les Franjynes

Un pari à gagner par tous moyens, pendant l’épreuve de la maladie.

 





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