Nice

Que mangent nos bébés en PACA, des petits pots artisanaux ou faits maison, conseils et solutions

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Petits pots pour bébé, faits maison, bio, locaux, artisanaux, doit-on éviter les pots industriels ? Une pédiatre niçoise nous conseille. Une blogueuse puéricultrice présente la DME, Diversification Menée par l’Enfant et une entreprise des Bouches-du-Rhône propose de livrer des petits pots.

Le retour à la cuisine maison s’invite aussi pour l’alimentation des bébés. Si en France les industriels sont vigilants quant à la qualité des petits pots, il n’en reste pas moins que le fait maison est souvent de meilleure qualité. Encore faut-il respecter quelques consignes pour conserver les qualités nutritionnelles des préparations. 
 

Les légumes doivent être bien frais lorsqu'ils sont cuisinés pour garantir le meilleur apport nutritionnel au bébé

Les légumes doivent être bien frais lorsqu’ils sont cuisinés pour garantir le meilleur apport nutritionnel au bébé

© Coralie Becq

Valérie Triolo, gastro-pédiatre au sein des Hôpitaux Pédiatriques de Nice CHU-Lenval nous donne quelques conseils :

  • Un petit pot fait maison, est-il forcément meilleur qu’un pot industriel ? 

« A priori oui, il faut surtout faire attention aux doses. Les parents ont tendance a rajouter trop de protéines. Il est nécessaire de se faire accompagner par son pédiatre pour ajuster les doses. A titre d’exemple, à 6 mois un bébé a besoin de 5 grammes de viande, pas plus ». 

  • A quoi doit-on faire attention (cuisson, épices, exhausteur de goût) ?

« Il faut surtout faire attention à ce que ce soit mixable avec une texture lisse, bien fondante. On évite bien-sur le sel et on ne met pas trop d’épice. Pour la cuisson, à l’eau ou vapeur, on évite la poêle pour ne pas dessécher le produit. »

  • Est-ce qu’il y a des risques sanitaires ? 

« Pas d’inquiétude, juste du bon sens comme bien se laver les mains. Si on stérilise les pots il faut éviter de les contaminer en trempant la cuillère avec laquelle on vient de goûter la préparation par exemple » « En respectant les conseils il ne devrait pas y avoir de soucis, de nombreuses indications se trouvent dans le livret de famille. Par exemple on déconseille le chocolat avant 10 mois, ce n’est pas dramatique si on le fait avant. La diversification doit se faire progressivement, dans la douceur, c’est de l’éveil, le lait reste primordial pendant les six premiers mois. »

  • Finalement cuisine maison ou industrielle ?

Parfois, il vaut mieux un petit pot bio du commerce plutôt qu’une vieille carotte du frigo

Valérie Triolo, gastro-pédiatre, Hôpitaux Pédiatriques de Nice CHU-Lenval

« La cuisine maison c’est bien, mais je peux comprendre que ce soit compliqué pour les parents. Il faut des produits extrêmement frais. Une fois préparé on peut congeler sa préparation, c’est très sain. La difficulté c’est qu’il faut cuisiner les produits rapidement, une carotte de huit jours perd ses nutriments, un légume surgelé frais peut être intéressant, » conclue la pédiatre. 
 

Un enfant mange un bout de kiwi entier, c'est la méthode DME, Diversification Menée par l'Enfant

Un enfant mange un bout de kiwi entier, c’est la méthode DME, Diversification Menée par l’Enfant

© Céline Bourganeuf

De nombreux blogueurs proposent des chaînes Youtube, des blogs, sites, comptes Instagram ou groupes Facebook pour cuisiner soi-même les repas de bébés. Débuter la diversification alimentaire (autour des 4-6 mois), faire découvrir de nouvelles saveurs et organiser les repas lorsque l’enfant est gardé, autant d’interrogations qui peuvent stresser les parents. 

A Nice, Céline Bourganeuf, puéricultrice et consultante en lactation réalise des petites vidéos sur Instagram pour aider les parents dans la diversification.

Elle prône une méthode combinée, alliant purée et Diversification Menée par l’Enfant (DME). Cette approche propose de laisser les enfants découvrir la nouriture, seul et donc, sans cuillère, mais plutôt avec des gros morceaux à ronger ou à suçoter (comme un quartier d’orange, ou un bout de pastèque par exemple). 

 

L’idée c’est de rendre l’enfant acteur de son repas pour apprendre l’autonomie

Céline Bourganeuf, Puéricultrice, consultante en lactation

Pour Céline Bourganeuf, « il faut faire confiance à l’enfant, il peut découvrir les textures, les couleurs, les saveurs et apprendre de manière ludique. On assiste à un retour à la nourriture saine depuis 2-3 ans, les parents mangent mieux et par ricochet leur bébé aussi. »
 

 A Mimet (dans les Bouches-du-Rhône) une entreprise familiale propose des petits pots pour bébé faits maison, bio et avec des produits en majorité locaux. Camille Méoulet, 35 ans, la fille travaille donc avec sa mère (la cuisinière) et son frère. Lancée il y a trois ans, l’entreprise produit aujourd’hui 20 000 repas par mois. 
 

L'entreprise Les Bocaux de Mamie, basée à Mimet (Bouches-du-Rhône) confectionne jusqu'à 20 000 repas pour bébé par mois

L’entreprise Les Bocaux de Mamie, basée à Mimet (Bouches-du-Rhône) confectionne jusqu’à 20 000 repas pour bébé par mois

© Les Bocaux de Mamie

Le concept au départ est venu d’un constat de la maman : proposer des repas frais et sains aux bébés prends beaucoup de temps. Elle s’est donc lancée dans la confection de plats à destination des particuliers. Le marché s’est ensuite développé auprès des crèches. 

Pour nous le bio, c’est complètement adapté, on a plus de diversité, la semaine dernière on a fait découvrir aux enfants la chayote.

Camille Méoulet

Les plats proposés coûtent entre un euros cinquante et trois euros quarante et sont livrés en bocaux. Ce sont des produits frais à garder au réfrigérateur.
 

Chaque semaine, de nouveaux plats sont concoctés pour faire découvrir des produits méconnus comme la carotte violette, la betterave jaune ou la chayote. Ce dernier est un cucurbitaceae originaire de la Réunion, mais qui est cultivé aussi en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. 
 

Bouillabaisse revisité pour bébé, Courge au romarin riz de Camargue et filet de saumon, les menus des petits pots artisanaux sont variés.

Bouillabaisse revisité pour bébé, Courge au romarin riz de Camargue et filet de saumon, les menus des petits pots artisanaux sont variés.

© Les Bocaux de Mamie

La petite entreprise doit réussir à être compétitive face aux géants de l’industrie agroalimentaire. Pour cela elle mise sur d’autres aspects que le petit pot en lui-même.
Ainsi elle optimise les déchets des collectivités, joue sur la livraison (de proximité donc moins chère) et sur le volume (lorsque le client est une crèche) pour réduire le coût. Les pots de la marque sont environ 30% plus cher que de l’industriel, mais des communes comme Manosque se sont laissées séduire par la démarche pour leurs crèches municipales. 

 





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