Nice

les associations mobilisées avant les vacances d’été

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Ce 26 juin, c’est la Journée Mondiale contre l’abandon des animaux de compagnie. Maltraitance, abandons, nos compagnons ne sont pas toujours à la noce. La situation aurait même tendance à s’aggraver dans les Alpes-Maritimes, un des dommages collatéraux du confinement. Explications.

« Les abandons sont un fléau. » C’est en ces termes que parle Nicolas Biscaye, Co-fondateur du collectif ESPOAr qui rassemble associations et célébrités du cinéma ou de la télévision. En cette Journée Mondiale contre l’abandon des animaux de compagnie, il ne cache pas sa colère. Et puisqu’il faut parler chiffres, voici le nombre des abandons d’animaux en France chaque année : 10.000.

« Un chiffre invérifiable sûrement en-dessous de la réalité » estime Nicolas Biscaye. Pourquoi ? « La source des abandons est importante mais pour endiguer cette situation ou trouver des remèdes, il faudrait en connaître les raisons pour imaginer une action durable. »

Le chiffre évoqué est celui qui circule depuis 20 ans. S’il est vrai cela ferait de la France le (triste) champion d’Europe en la matière. Alors que l’Italie serait encore au-dessus en ce qui concerne l’abandon.

Comme à chaque fois les associations de défense des animaux très présentes dans l’hexagone, tirent la sonnette d’alarme et interpelle les élus et le gouvernement.

Dans les refuges on prend soin des animaux abandonnés en leur prodiguant des soins

Dans les refuges on prend soin des animaux abandonnés en leur prodiguant des soins

© pawsitiv’alie

Un texte est justement en discussion actuellement à l’Assemblée nationale. L’article 3bis de la proposition de loi Lutte contra la maltraitance animale « part d’une bonne intention » estime Nicolas Biscaye mais dans les faits non. Il prévoit que seuls les refuges adossés à des associations peuvent recours aux familles d’accueil, les autres non. Qu’est-ce que cela signifie ?

En France, on compte 775 refuges pour 3.200 associations sans refuges donc qui ne seraient pas aptes à recevoir des bêtes via leur structure si ce texte était entériné par les députés puis les sénateurs. Une catastrophe annoncée pour nos compagnons.

Euthanasie

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les fourrières déclarent confier 20% de leur bête à des associations sans refuges, que deviendraient-ils alors ? On redoute des euthanasies. C’est pourquoi bon nombre d’amoureux des animaux de compagnie interpelle Julien Denormandie, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation pour qu’il se positionne sur le sujet.

Chats mais aussi chiens sont souvent mis sur le devant de la scène pour des abandons ou maltraitance mais ils ne sont pas les seuls à pâtir de mauvais traitements. Les lapins aussi. C’est ce qu’explique Victoria. Elle milite depuis trois ans au sein de l’association Pawsitiv’Alie à La Gaude dans les Alpes-Maritimes pour la défense des lapins domestiques.

« En trois ans j’ai sauvé une centaine de lapins » se réjouit Victoria avant de préciser de façon moins joyeuse : « le lapin est le NAC (nouveaux animaux de compagnie) le plus abandonné ». Cette année un triste record a été battu, 40 lapins sauvés, un chiffre élevé lié en partie au confinement.

A Pâques, durant le premier confinement, on a vu une recrudescence des adoptions, une bonne nouvelle en trompe l’œil. Car passé le phénomène de mode, un animal de compagnie pour tromper l’ennui, les familles s’en sont séparés.

Plusieurs raisons à cela pour Victoria : des portées non-voulues, les personnes croyant acheter deux mâles ou deux femelles se sont retrouvés avec des couples, ce qui a occasionné des portées. C’est souvent le cas lors d’achats en animalerie.

Deuxième facteur, lors des départs en vacances, les familles abandonnent leur lapin dans la nature en pensant qu’ils vont se débrouiller, or ils ne sont pas faits pour se retrouver livrés à eux-mêmes, s’agissant de lapins domestiques.

« Ce qu’il faudrait, c’est interdire la vente de lapins mais plus généralement de NAC en animalerie : un lapin vaut 40€ et on a assisté à des promotions durant le confinement » un peu comme si cet animal était un paquet de lessive. Un prix modique pour un lapin non-sexé, non-castré d’où le risque de portée, non-vacciné.

Alors que moultes associations qui recueillent des lapins proposent pour 70 à 120€ des animaux vaccinés et castrés et un suivi durant toute la vie de l’animal, des conseils et de l’aide si besoin.

Des associations présentes sur tout le territoire qui peuvent aussi garder chiens, chats et lapins pendant la saison estivale.

Plus d’excuses à abandonner son animal !





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