Nice

L’épidémie de Covid-19 a un niveau jamais atteint dans les Alpes-Maritimes

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Le nombre de contaminations et d’hospitalisations de malades de la Covid-19 bat des records dans les Alpes-Maritimes en ce 13 janvier. Le pic épidémique de cette nouvelle vague n’est pas encore atteint.

L’épidémie de Covid-19 a pris en quelques semaines une ampleur inédite dans les Alpes-Maritimes. Les chiffres de ces derniers jours, communiqués par l’Agence régionale de santé (ARS) Paca et Santé publique France, montrent que le nombre de contaminations diagnostiquées, mais aussi celui des hospitalisations, battent des records.

Et la situation devrait continuer de s’aggraver dans les prochains jours.

Le taux d’incidence le plus élevé de France

Avec 460 cas pour 100.000 habitants, le département des Alpes-Maritimes est celui où le taux d’incidence est le plus élevé du pays. Il est même le seul où ce chiffre dépasse les 400.

Il atteint déjà un niveau nettement supérieur à celui du pic de la deuxième vague, au début du mois de novembre.

Ce taux est particulièrement élevé chez les personnes les plus âgées, avec 1001 cas pour 100.000 personnes de 90 ans, qui sont aussi les plus vulnérables. L’autre classe d’âge la plus touchée est celle des 20 à 29 ans, avec 730 cas pour 100.000 personnes.

La situation est encore plus préoccupante au niveau de Métropole de Nice, seule métropole de France affichant un taux d’incidence supérieur à 300, et même très largement au-dessus : 518 cas pour 100.000 habitants à la date 8 janvier.

Ce chiffre ne cesse d’augmenter depuis le 25 décembre, avec une hausse de + 60% en 15 jours.

Le seuil des 600 personnes hospitalisées bientôt franchi ?

Selon les données de Santé publique France, 594 personnes atteintes de la Covid-19 étaient hospitalisées ce mardi 12 janvier dans les Alpes-Maritimes. Ce chiffre, qui englobe les personnes guéries mais toujours hospitalisées en « soins de suite et de réadaptation », est un record.

Il dépasse largement le pic du printemps dernier (282) et celui de l’automne (485). La hausse est modérée mais elle est continue depuis la mi-décembre : +11% en 15 jours.

« Une très forte tension sur les hospitalisations »

Face à cette flambée des contaminations, les hôpitaux tiennent-ils le coup ?

La situation est complexe et tendue. Il y a actuellement une vague qui arrive sur la précédente, qui n’était pas retombée, c’est ce qui nous inquiète.

Walid Ben Brahim directeur du Centre Hospitalier de Grasse

Et d’ajouter : « Nous avons une très forte tension sur les hospitalisations, avec un nombre de patients jamais atteint : 24 à l’heure actuelle, alors que nous étions monté au maximum à 18 ou 19 en novembre ».

Avec « une trentaine de patients Covid hospitalisés en médecine infectieuse et pneumologie, ainsi qu’en gériatrie », le bilan est similaire à l’hôpital Simone Veil de Cannes.

« Cela correspond à un pic d’activité supérieur à celui enregistré en novembre dernier, observe le directeur de l’établissement, Yves Servant. Le département des Alpes-Maritimes avait été jusqu’à présent relativement épargné, ce qui nous avait permis d’accueillir transferts interdépartementaux ».

Aujourd’hui, la situation s’est inversée.

Des patients de plus en plus âgés

Le profil des malades du coronavirus hospitalisés a également évolué ces derniers mois. « Ce sont des patients qui sont plus âgés et plus fragiles, qui restent donc plus longtemps ce qui augmente le nombre de lit occupés » indique le directeur de l’hôpital de Grasse.

« En quatre mois, on est passés d’une moyenne d’âge de 65 ans à plus de 80 ans aujourd’hui, précise son homologue de Cannes. Le profil des patients admis en hospitalisation est aujourd’hui âgé voire très âgé. »

Cela s’expliquerait par le fait que les Ehpad restent des lieux favorisant la contamination car « quels que soient les précautions que l’on prend, la vie en collectivité est propice à la circulation du virus ».

L’effet des fêtes de fin d’année moins fort que prévu

« Nous n’avons pas encore de visibilité sur l’effet de l’avancement du couvre-feu à 18 heures. Il faut quinze jours, donc en début de semaine prochaine nous auront une tendance assez nette, l’objectif étant d’aplatir la courbe de contamination, explique le directeur de l’hôpital de Grasse.  Nous avons en revanche un premier soulagement : l’effet des fêtes de fin d’année n’est pas aussi fort ce que qu’on attendait ».

Ce qui nous préoccupe, c’est l’évolution du taux d’incidence. Rien ne permet de dire que la situation s’améliore, elle reste préoccupante,

confie le directeur de l’hôpital de Cannes.

Aujourd’hui, on travaille sur le scénario le plus défavorable : une progression encore significative pendant encore dix jours, avant d’arriver aux premiers effets des mesures de couvre-feu et de la vaccination. « Nous aurons une visibilité sur les premières inflexions d’ici quelques jours ».

« Placer au mieux le curseur pour préserver l’ensemble des pathologies »

En attendant, les hôpitaux azuréens, en lien avec l’ARS, se préparent a ouvrir des lits supplémentaires pour accueillir de futurs malades de la Covid-19.

« Le sujet n’est pas tellement la saturation des lits, il est le nombre de lits qu’on décide au Covid et qui impacte potentiellement les pathologies non Covid qui sont prises en charge, estime le professeur Michel Carles, chef du service infectiologie au CHU de Nice. Nous essayons de placer au mieux le curseur pour préserver l’ensemble des pathologies qui doivent être prises en charge. »

« Le système de soins a résisté aux deux premières vagues. Je ne crains pas que le système soit débordé, je crains qu’il y ait une troisième vague de plus grande ampleur que la deuxième et c’est ce sujet qui doit encourager l’ensemble de la population a se faire vacciner parce que c’est notre meilleure chance d’arrêter cette épidémie, et d’autre part que les moyens soient donnés aux hôpitaux et établissements de santé pour faire face. »





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