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la créatrice niçoise des Franjynes raconte son combat contre le cancer dans son livre

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Julie Meunier a créé une marque d’accessoires à franges pour les femmes atteintes de cancer. Elle raconte comment la maladie l’a « transformée » dans son premier livre à paraître le 20 janvier.

A 27 ans, on sent invincible, on ne pense pas à ça, on ne croit pas que ça peut nous tomber dessus, mais quand ça arrive, ça bouleverse la vie et ça change le corps. « Ca », c’est le cancer. Une maladie qui a touché Julie Meunier à cet âge-là. « Je vous avoue que j’ai pris 30 ans de maturité. J’étais juriste, j’ai quitté mon mec vendu mon appart… je le raconte dans mon livre. »

Dès l’annonce de la maladie, Julie Meunier a ressenti le besoin d’écrire. En mai 2015, une fois déclarée en rémission, elle a créé son blog dans lequel elle a commencé à raconter ses émotions, son ressenti et même à mettre en place des ateliers bien-être en parallèle.

Julie Meunier ne s’est pas arrêtée là. Elle a laissé de côté son métier de juriste pour se lancer dans l’aventure des Franjynes.

Cette entreprise, qui se définit comme « solidaire », permet à des femmes atteintes de cancer de choisir une alternative à la perruque. Julie Meunier a voulu mettre en avant les franges, utilisées avec des accessoires comme le bandeau.

On pense par exemple à l’image de Rosie la riveteuse, utilisée aux Etats-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette femme qui laisse dépasser sa frange de son bandeau renvoie l’image d’une battante.

Julie Meunier est elle aussi une battante, parmi des dizaines de milliers d’autres. Elle se bat aujourd’hui pour la « déstigmatisation des malades ». 

L'image de Rosie la riveteuse, utilisée par les États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale.

L’image de Rosie la riveteuse, utilisée par les États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale.

© Image libre de droits

« Je vous avoue que j’ai pris 30 ans de maturité avec la maladie. J’étais juriste, j’ai quitté mon mec vendu mon appart… je le raconte dans mon livre. »

Julie Meunier, dans A mes sœurs de combat

À mes sœurs de combat

Dans son livre, À mes sœurs de combat, Julie Meunier raconte un rapport à la maladie, au corps et à l’esprit. « Ca été assez remuant de se replonger dans des souvenirs assez durs. J’ai d’ailleurs mis 12 mois à l’écrire. J’avais du mal à le croire mais à la fin de ce livre, je me suis sentie différente. »

Dans son ouvrage, l’idée est aussi de faire tomber des tabous : « La sexualité, les effets secondaires des traitements… Ces tabous existent et font partie de la vie et il ne faut pas hésiter d’en parler surtout à son médecin. »

La couverture d' A mes sœurs de combat, de Julie Meunier, édité par Larousse.

La couverture d’ A mes sœurs de combat, de Julie Meunier, édité par Larousse.

© Larousse

Si Julie Meunier a voulu parler de ses « sœurs » dans le titre comme dans le livre, c’est que ce sont ces femmes elles aussi malades qui l’inspirent. Elle a reçu de nombreux messages et témoignages depuis la création de son blog et de son entreprise. « C’est un livre qui leur est dédié ».

Nous avions rencontré à Nice Julie Meunier en 2018 pour qu’elle nous parle de ses créations :

« Et bonne santé… »

La Niçoise insiste. On ne prend pas assez conscience de la chance qu’on a d’être en bonne santé. Quand elle entend la fameuse phrase « et surtout la santé » elle la vit différemment depuis sa maladie.

« On peut le voir d’un côté positif et du côté de la réalité. Le cancer m’a certainement enlevé la possibilité d’être maman. Je ne peux plus emprunter pendant 10 ans…Mais aujourd’hui, j’ai pris conscience que quand on a la santé, dans la vie on peut tout faire ».

Elle ajoute : « Cette année, si tout va bien, on me déclarera guérie ».

A mes sœurs de combat, édité par Larousse, est en précommande. Le livre sortira le 20 janvier 2021.





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