Nice

Enquête sur l’attentat de Notre-Dame à Nice : trois hommes interpellés

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Trois hommes ont été interpellés en deux jours. Les gardes à vue sont en cours. Les enquêteurs tentent d’établir la nature des liens avec l’assaillant tunisien, ils vérifient si ils ont été complices de l’attentat à la basilique Notre-Dame qui a fait trois victimes. 

L’enquête avance. Depuis l’attentat perpétré le jeudi 29 octobre, trois hommes ont été interpellés. La dernière interpellation s’est déroulée vendredi soir vers 22h30 dans le quartier Gorbella à Nice. D’après une équipe de France Télévisions, le BRI, le Raid, la SDAT étaient sur place. On ne sait pas encore quels sont les liens entre ce 3ème homme et l’assaillant tunisien.

L’homme, âgé de 33 ans, était présent lors de la perquisition des policiers au domicile du deuxième suspect soupçonné d’avoir été en contact avec l’assaillant la veille des faits. « On essaie de clarifier son rôle dans tout ça », a précisé la source judiciaire. 

Vendredi vers 18h30, un deuxième homme de 35 ans, soupçonné d’avoir côtoyé l’agresseur la veille de l’attaque, a été interpellé à Nice et placé en garde à vue, selon des sources judiciaire et proche de l’enquête. Un homme de 47 ans avait déjà arrêté jeudi soir, jour de l’attentat, après avoir été vu aux côtés de l’agresseur sur des images de vidéosurveillance la veille des faits.

L’enquête doit « établir la nature de leur contact et de leur relation », a expliqué une autre source proche du dossier. Les enquêteurs s’emploient à faire parler les deux téléphones portables retrouvés près de Brahim Issaoui, avec un coran.

Dans le cadre des enquêtes pour terrorisme, les gardes à vue peuvent se prolonger pendant 4 jours (48 heures de plus que la durée prévue pour les affaires de droit commun). Voire plus longtemps sur décision dérogatoire du procureur.

L’assaillant, Brahim Issaoui, un Tunisien de 21 ans, n’avait, lui, toujours pas pu être entendu vendredi soir, son pronostic vital étant « toujours engagé », selon cette source. Grièvement blessé lors de son interpellation, il est toujours hospitalisé à l’hôpital Pasteur de Nice.

Si on ne connaît pas ses motivations, son parcours se précise. De sources française et italienne, il est arrivé clandestinement en Europe par l’île italienne de Lampedusa, le 20 septembre. Puis il a débarqué sur le continent, à Bari (Italie), le 9 octobre, où il aurait reçu un ordre de quitter le territoire sous sept jours.

Sa trace est alors perdue, jusqu’à mercredi, quand il appelle son frère Yassine, à Sfax, en Tunisie. « Il est arrivé en France (mercredi) aux alentours de 20h00. Il a dit qu’il allait en France car pour le travail c’est mieux », a raconté vendredi Yassine Issaoui à l’AFP, incapable de comprendre la dérive de ce frère qu’il avait vu se tourner vers la religion depuis environ deux ans, après avoir lancé un petit débit d’essence informel.

De source proche de l’enquête, on table aussi sur une arrivée du jeune homme à Nice « 24 à 48 heures avant l’attaque ». Puis c’est à 08h29, jeudi, qu’il est vu entrant dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice. A 08h57, il est neutralisé par une équipe de la police municipale. En moins d’une demi-heure, il a tué trois personnes.

   

Parmi eux, Vincent Loquès, le sacristain de la basilique, un quinquagénaire père de deux filles, Simone Barreto Silva, la seconde victime, une Brésilienne célibataire de 44 ans, mère de trois enfants, vivait depuis quelques années à Nice. Ancienne danseuse de samba, elle rêvait d’ouvrir son restaurant, et était décrite comme une femme « solaire » par ses proches. La 3ème victime s’appelle Nadine Devillers, elle était âgée de 60 ans et vivait à Nice. Mariée, elle fréquentait régulièrement la paroisse de Notre-Dame de l’Assomption. Elle aimait aussi beaucoup le théâtre. 

    

Le renforcement des mesures de sécurité autour des lieux de cultes chrétiens sera « fort » en ce week-end de la Toussaint. Les établissements scolaires seront aussi particulièrement protégés alors que la rentrée aura lieu lundi.

« Nous ne sommes pas en guerre contre une religion mais contre une idéologie, l’idéologie islamiste », a précisé le ministre de l’Intérieur.

 A Nice, ville qui compte une forte communauté originaire du Maghreb, les sentiments sont partagés. De la colère voire de la haine, chez ces quelque 200 identitaires qui ont manifesté dès jeudi soir, aux cris de « l’islam dehors ». Mais aussi des appels à la tolérance, comme celui de Virginie, aide à domicile de 37 ans: « Cela rappelle 2016 et le 14 juillet, mais il faut rester intelligent ».

Le 14 juillet 2016, un attentat jihadiste avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais. Quatre ans après, l’émotion est grande à Nice. 

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