Nice

Des manifestations à Marseille et Nice après l’attentat terroriste de Conflans-Sainte-Honorine

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Les syndicats enseignants réagissent après l’attaque terroriste survenue vendredi après-midi à Conflans-Sainte-Honorine. Ils appellent à se rassembler à Marseille et à 14h00 à Nice

L’émotion est grande dans la communauté enseignante. Au lendemain de l’attaque terroriste survenue en région parisienne, les syndicats enseignants sont reçus par le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer ce samedi matin à 9h00.  Les responsables syndicaux se disent « horrifiés. » 

Sans attendre, et malgré le début des vacances de la Toussaint, le SNES-FSU appelle à manifester à Marseille à 11h00 et à Nice à 14h00, place Garibaldi. Sur les réseaux sociaux, les professseurs, très choqués, réagissent : 

Les responsables politiques s’expriment également. Christian Estrosi, maire (LR) de Nice, demande de « mettre un coup d’arrêt à l’islamofascisme. »

Que s’est-il passé ce vendredi après-midi, jour de vacances pour tous les élèves ?

Un enseignant a été retrouvé décapité en pleine rue à Conflans-Saint-Honorine à proximité de son collège vendredi en fin de journée et son agresseur abattu par la police. Vers 17H00, les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans-Sainte-Honorine sont appelés pour un homme suspect qui rôde près du collège du Bois d’Aulne. En arrivant sur place, ils découvrent le corps d’un homme décapité.

Professeur d’histoire-géographie âgé de 47 ans

Deux cents mètres plus loin, sur la commune d’Eragny, ils tentent d’interpeller un homme en possession d’une arme blanche qui les menace. Ils font feu, l’homme décède des suites de ses blessures.
La victime est un professeur d’histoire-géographie âgé de 47 ans du collège du Bois d’Aulne, un quartier pavillonnaire calme de Conflans-Sainte-Honorine. Son portrait a été diffusé sur les réseaux sociaux : 

Cet enseignant avait récemment montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Certains parents s’en étaient émus, notamment sur les réseaux sociaux.

Apparemment, c’était un prof qui avait l’habitude de leur parler de l’islam, de caricatures et tout ça, ce n’était pas la première fois que mon fils rentre et qu’il dise le prof nous a parlé de cela aujourd’hui.

Un parent d’élève.

Qui est l’agresseur ?

Il s’agirait d’un jeune homme âge de 18 ans, né à Moscou et d’origine tchétchène. Un homme inconnu des services de renseignement. D’après les premiers policiers sur place, il a crié « Allah Akbar » avant d’être tué par les forces de l’ordre. Il était armé d’un couteau, selon une source policière.

Les enquêteurs cherchent maintenant à savoir s’il a, lui-même, posté un message sur Twitter montrant une photo de la tête de la victime avec un message adressé à Emmanuel Macron, « le dirigeant des infidèles », et qui dit vouloir venger celui « qui a osé rabaisser Muhammad ».

« Attentat terroriste islamiste »

Le président de la République s’est rapidement rendu sur place vendredi. Emmanuel Macron a qualifié les faits d' »attentat terroriste islamiste ». Le chef de l’état a assuré que que la nation ferait bloc contre « l’obscurantisme » pour « protéger et défendre » les enseignants. Il a ajouté, sur un ton ferme : 

Tous et toutes, nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble.

Emmanuel Macron, président de la République.

Cette attaque survient trois semaines après celle devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, en plein procès des attaques de janvier 2015, qui avaient décimé la rédaction de l’hebdomadaire satirique. La rédaction de Charlie Hebdo a fait l’objet de nouvelles menaces, de la part d’Al Qaïda notamment, depuis la republication des caricatures de Mahomet le 2 septembre pour l’ouverture du procès.

La représentation des prophètes est strictement interdite par l’islam sunnite. Ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans.

    

    

 





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