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Nice

des clichés au coeur de la mer pour défendre la nature et la biodiversité

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Il n’hésite pas à plonger près des requins, des baleines ou des lions de mer… pour capturer des instants inoubliables. Greg Lecoeur, photographe niçois autodidacte, passe sa vie sous la mer. Ses multiples plongées lui ont fait prendre conscience des menaces qui pèsent sur la vie sous-marine. 

Greg Lecoeur ne regrette pas d’avoir quitté sa vie d’avant. Lorsqu’il vendait des balances électroniques pour les magasins de fruits et légumes. Il était alors entrepreneur, comme papa.
Originaire de Nice, dès qu’il le peut, il prend le large sur son bateau pour aller plonger. Une passion qu’il a découverte à 20 ans à La Réunion. Mais à 32 ans, l’appel du « Grand Bleu » a été le plus fort. Depuis, il ne quitte plus ses palmes !

Greg Lecoeur est un photographe autodidacte. A 42 ans, il a reçu de nombreux prix pour son travail.

Greg Lecoeur est un photographe autodidacte. A 42 ans, il a reçu de nombreux prix pour son travail.

© Greg Lecoeur

Il décide de tout plaquer pour vivre de sa passion pour la mer et la photographie. Il part faire un tour du monde qui le conduira dans les Galapagos. Puis au Mexique, Honduras, Colombie Britannique, Philippines, Micronésie. Et il revient avec un énorme portfolio. Pour le photographe autodidacte, tout s’enchaîne très vite : les voyages, les plongées et la revente de ses clichés à des clients internationaux.

Expéditions scientifiques

Après les magazines professionnels de plongée, d’autres media l’ont publié : Le Figaro, National Geographic, VSD, Ouest-France, Terre Sauvage, Geo, The New York Times… Il travaille aussi pour des expéditions scientifiques, là où le regard de l’homme se pose rarement. 

Le regard d'un requin marteau croisé aux Bahamas.

Le regard d’un requin marteau croisé aux Bahamas.

© Greg Lecoeur

 

La photographie c’est un moyen de partage. Ce que j’aime vraiment c’est être dans l’eau et documenter la vie sauvage.

Greg Lecoeur, photographe

Son objectif parvient à capturer le regard placide d’une tortue, le saut d’un dauphin, le repas des oiseaux et des mammifères qui se font un festin avec un banc de poissons, ou encore des lions de mer qui jouent ensemble.

Les lions de mer jouant dans une forêt de varech, Race Rocks, île de Vancouver.

Les lions de mer jouant dans une forêt de varech, Race Rocks, île de Vancouver.

© Greg Lecoeur

La plupart du temps, il plonge avec une bouteille mais pour être au plus près des baleines et des dauphins c’est en apnée. L’année dernière, il a exploré l’Antarctique et a donc plongé sous la glace. Il est revenu avec des clichés époustouflants.

Voyage dans la mer de glace.

Voyage dans la mer de glace.

© Greg Lecoeur

Meillleur photographe sous-marin de l’année 2020

Son travail est remarqué et récompensé par des prix prestigieux. En 2016, National Geographic lui décerne le prix du meilleur photographe nature de l’année. En 2020, il devient meilleur photographe sous-marin de l’année. 

En 2018, il a réalisé une exposition sur la Promenade des Anglais pour faire découvrir les dauphins, raies et baleines qui nagent en face de la Prom’, dans la Grande Bleue. 

Dauphins dans la mer Rouge, au large de l'Egypte.

Dauphins dans la mer Rouge, au large de l’Egypte.

© Greg Lecoeur

Déchets plastiques et pollution sonore

Ces multiples plongées l’ont amené à prendre conscience des menaces qui pèsent sur l’environnement. La pollution sonore qui perturbe les mammifères et les déchets plastiques qui menacent tout l’écosystème.
 

Pendant le tournage, on voit souvent l’impact humain, les répercussions de l’homme sur la nature. Montrer des belles choses c’est une façon de m’engager pour dénoncer ce que je vois en mer. J’utilise l’image pour la défense de l’environnement. Il est temps de passer à l’action, chacun doit changer ses modes de consommation : moins gaspiller, moins utiliser de plastique, plus recycler, consommer local. 

 Greg Lecoeur, photographe

Il remarque que les Galapagos, par la force des choses, sont en avance en matière de recyclage et d’environnement pour protéger une nature encore sauvage. 
Pour lui, la période du confinement a été bénéfique pour la nature mais c’est une période qui n’est pas assez longue :

Il aurait fallu un an de confinement, un cycle de vie complet pour assister à de vrais changements (…) ce qui est malheureux c’est que ça n’a pas servi de leçon, on consomme plus on a envie de profiter plus. 

Greg Lecoeur, photographe sous-marin

Raie pastenague trainant un ballon de baudruche

Cette semaine, il a participé au tournage de l’émission d’Hugo Clément, « Sur le Front » et il a pris cette photo d’une raie blessée qui a été largement partagée sur les réseaux sociaux : Ce « gros poisson argenté » était en fait une raie pastenague trainant un ballon de baudruche. En observant de plus près, on a constaté que les fils en plastique du ballon étaient emmêlés dans une ligne de pêche, elle-même accrochée à la bouche de la raie par deux hameçons. »

« Elle était épuisée et se laissait flotter dans la mer Méditerranée juste sous la surface. Impossible de nager avec ce fardeau. En nous voyant sous l’eau, elle s’est dirigée doucement vers nous, comme pour demander de l’aide, raconte le journaliste Hugo Clément sur son compte Facebook.

Nous l’avons remontée à bord du bateau en faisant attention à son aiguillon qui peut infliger de violentes piqûres. Le capitaine, Jean-Christophe, lui a ensuite retiré les hameçons et le « parachute » de la gueule. La raie, libérée, est repartie à toute vitesse vers les profondeurs. » 

Face à la mer

Pour l’heure, le photographe a pris ses quartiers d’été à Nice : il prépare son exposition qui aura lieu du 4 août au 10 septembre à la Maison de l’environnement à Nice. Et, toujours face à la mer, il planche sur sa prochaine mission : repartir en Méditerranée pour explorer la partie occidentale entre Nice, l’Italie, la Corse et la Sicile. Enfin, il prépare un livre sur l’apnéiste Pierre Frolla. 

Même sur terre, Greg Lecoeur a toujours la tête dans la mer. 

Pour suivre ses missions :  sur son compte Instagram 

Ses 10 dernières années : 

  •  2011 : Changement de vie
  •  2012 : Expédition Tour du Monde sous-marin
  •  2013: Photo-reporter
  •  2016 : National Geographic Photographe Nature de l’Année
  •  2017: Publication livre « Requins : guide de l’interaction »
  •  2018 : Exposition pédagogique à ciel ouvert sur la Promenade des Anglais
  •  2019 : Expédition Antarctique: Plongée sous-marine à la voile
  • 2019 : Adhésion au fonds photographique National Geographic Image Collection
  • 2020 : Primé Photographe Sous-Marin de l’Année à Londres
  • 2020 : Exposition Festival photo La Gacilly sous le thème « Préserver la biodiversité »





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