Nice

De Menton à l’Espagne, 35 arrestations dans le cadre d’un vaste coup de filet dans les milieux du grand banditisme

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Un vaste coup de filet a lieu depuis ce début de semaine sur l’ensemble de la région Paca et même en Espagne. 35 personnes issues du grand banditisme sont en garde à vue sur les qualifications notamment d’association de malfaiteurs et tenue de maison de jeux de hasard.

L’affaire a été révélée ce 17 novembre par Nice-Matin. Un coup de filet dans le milieu du grand banditisme a permis l’arrestation de 35 personnes, et ce, au terme d’une enquête de plus d’un an.

> L’opération a nécessité le travail de 150 fonctionnaires de la Direction interrégionale de Marseille, ils ont permis l’interpellation du chef de cette association de malfaiteurs dans le sud de l’Espagne, sur les Alpes-Maritimes et sur plusieurs départements (Haute-Corse, Var, Alpes de Haute-Provence et Oise), de l’ensemble des hommes de mains qui agissaient sur ses instructions.

> Ces personnes avaient mis la main sur de nombreux commerces, restaurants, établissements de nuit, garage automobiles, entreprises du bâtiment et de travaux publics, plages privées de la Côte d’Azur.

Dans un premier temps, c’est la commune de Menton qui semblait le centre de l’affaire. 

Parmi les personnes placées en garde à vue figurent des membres du paysage politique local, autour de la commune de Menton.

Olivier Bettati , Conseiller municipal, président du groupe Divers droite d’opposition à Menton est ce jeudi soir toujours parmi les personnes en garde à vue.

Olivier Bettati et Patrice Novelli (opposition), lors du conseil municipal du 4 juillet 2020 (conseil de réélection de Jean-Claude Guibal) à Menton.

Olivier Bettati et Patrice Novelli (opposition), lors du conseil municipal du 4 juillet 2020 (conseil de réélection de Jean-Claude Guibal) à Menton.

© Loïc BLACHE/FTV


Ces malfaiteurs qui se livrait pour l’essentiel à des extorsions, plus communément appelées racket, avait jeté son dévolu sur de nombreux établissements et entreprises de la région niçoise dont les responsables se voyaient contraints de verser une dîme consistant dans la gratuité de prestations, l’emploi fictif de membres de l’équipe et le versement mensuel de sommes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros en contrepartie d’une « protection ».

Les récalcitrants qui se trouvaient rapidement victimes de menaces, de vols ou d’incendies n’avaient ainsi d’autre choix que de se soumettre.

Dominique Laurens procureure de la République au Tribunal Judiciaire de Marseille

Toujours selon le procureur qui ce jeudi soir communique par mail, « l’organisation bénéficiait également de confortables revenus tirés de plusieurs cercles de jeu clandestin en prélevant de substantielles commissions sur les gains. »

Avec l’aide d’une fonctionnaire de police

Pour s’assurer une certaine impunité et se renseigner sur ses victimes elle s’appuyait sur le concours d’une fonctionnaire de police qui avait accès aux différents fichiers de la police nationale et leur prodiguait des conseils pour déjouer d’éventuelles surveillances.

Enfin, toujours à la recherche de nouveaux marchés, elle avait tenté de pénétrer la mairie de Menton en imposant l’un de ses membres en position d’éligibilité sur ma liste concurrente au maire sortant dans le dessein de bénéficier de l’attribution de marchés publics. Projet qui avait tourné court en raison de la défaite électorale de leur candidat.

Les présentations devant le magistrat instructeur ont débuté ce 19 novembre et doivent se poursuivre sur la fin de semaine.

Retour sur les premières informations  > « La prudence s’impose »

Selon une source proche de l’enquête jointe le mardi 17 novembre, « il ne s’agit pas uniquement que d’une affaire d’extorsions de fonds sur des commerçants de type tenanciers de bars, restaurateurs ou garage. Des commerces de proximité sur Menton et ses environs ainsi que des investigations sur des cercles de jeux clandestins sont aussi visés. »

Quant à un possible volet politique comme évoqué dans la presse, il nous a été précisé mardi que pour l’heure,  » la prudence s’impose ».

Il n’était alors pas question de captation de marchés publics.

L’enquête a été diligentée par la Juridiction Interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.

 





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