Nice

Bicentenaire de Napoléon. Le débarquement à Golfe-Juan et le début de la route Napoléon

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À l’occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte, le 5 mai 2021, nous vous proposons une série d’articles sur les traces que l’Empereur a laissées dans notre région. Découvrez son lien avec Golfe-Juan et partez sur la route Napoléon.

En collaboration avec Olivier Ghebali, de la délégation Nice-Alpes-Maritimes du Souvenir napoléonien, nous marchons sur les traces laissées par l’Empereur. Cette fois-ci, nous remontons le temps et la route Napoléon, de Golfe-Juan à Séranon.

En 1803, les Alpes-Maritimes comptaient 91 000 habitants. Nice était la ville la plus importante, avec environ 20 000 habitants. Sur la rive droite du Var, seule Grasse atteignait 12 000 habitants.

Exilé au large de la Corse en 1815, Napoléon quitte l’île d’Elbe en mars avec quelques centaines de soldats. Il débarque ensuite dans les Alpes-Maritimes. Son épopée le long de cette route de Golfe-Juan à Grenoble lui permit de reprendre le pouvoir pendant la période des « cent jours », avant la défaite de Waterloo.

Nice, Antibes, Grasse… Sur les traces de l’Empereur dans les Alpes-Maritimes :

Après avoir débarqué, Napoléon traverse le département en un jour. Voici son parcours.

► Vallauris-Golfe-Juan

  • Sur le port, près de la digue, une stèle avec mosaïque commémore le débarquement de Napoléon le 1er mars 1815. Dessus, une inscription : « Ici débarqua Napoléon en 1815 ». Avec environ 900 grenadiers, l’Empereur débarque le 1er mars en plein jour, sur la plage.
  • En continuant sur l’avenue de la Gare, face à la stèle, plaque commémorative indiquant le départ de la Route Napoléon : « Ici commence la route Napoléon ».
  • Avenue de la Liberté, une colonne surmontée du buste de Napoléon porte les inscriptions : « Souvenir du 1er mars 1815 » et « Salut France terre de braves ».
Colonne surmontée du buste de Napoléon marquant le souvenir du débarquement de 1815.

Colonne surmontée du buste de Napoléon marquant le souvenir du débarquement de 1815.

© Anne le Hars / France Télévisions

► Antibes

  • Envoyés à Antibes, des dizaines de soldats de l’Empereur sont empoisonnés et la ville ne se soumet pas. Rue Saint Esprit, à gauche du portail d’entrée de la chapelle Saint Esprit, plaque commémorative à la mémoire de la Garde impériale dont une partie de la troupe coucha dans cette chapelle le 1er mars 1815 : « N 1-3 1815 le vieille garde XDX les immortels ».

► Cannes

  • A Cannes, un autre détachement demande des rations pour 3000 soldats au maire qui remet la nourriture mais refuse de se soumettre.

    Rue Notre-Dame, sur le flanc nord de l’Eglise Notre Dame de Bon Voyage, un bas-relief en marbre porte l’inscription : « Ici sur les dunes avoisinant l’ancienne chapelle N-D-de-Bon-Voyage Napoléon revenu de l’île d’Elbe bivouaqua dans la nuit du 1er au 2 mars 1815 avant de s’élancer vers Paris par le périlleux chemin des Alpes.

    Ce chemin devenu voie touristique a reçu par les soins des syndicats d’initiative des régions traversées le nom de route Napoléon.

► Mouans-Sartoux

  • Le 2 mars 1815 au matin, Napoléon et ses troupes partent vers le Nord. A l’angle de la rue Donat-Méro et de l’avenue Marcel Journet, sur la façade du relais Napoléon, une plaque commémorative relate le passage de l’Empereur : « Ici Napoléon fit une halte dans la matinée du 2 mars 1815 avant de se diriger sur le plateau de Roccavignon en contournant Grasse ».

L’émission « Des Racines et des Ailes » consacrée à la route Napoléon :  

► Grasse

  • Place de la Foux, stèle portant l’inscription : « Ici à son retour de l’île d’Elbe Napoléon fit une halte le 2 mars 1815 à l’heure méridienne avant de poursuivre sa marche triomphale vers la capitale ». 
  • En sortant de Grasse vers le nord, par la RD 6085 (ex N 85) puis en prenant la route de Cabris, à 400 mètres à gauche après une maison isolée se trouve le plateau de Roccavignon (ou Roquevignon), là où Napoléon bivouaqua avec sa troupe le 2 mars 1815.

►Saint-Vallier-de-Thiey

  • Place de la Libération : colonne surmontée d’un buste de l’Empereur, élevée à l’emplacement d’un banc de pierre sur lequel s’assit l’Empereur en 1815. Ce banc de pierre a été installé de l’autre côté de la place autour d’un platane (qui a disparu). Inscription : « Napoléon s’est assis ici le 2 mars 1815 ».
  • A la sortie de Saint-Vallier-de-Thiey, prendre à gauche de la D 6085 (ex N 85) un chemin qui rejoint Escragnolles. C’est le véritable chemin suivi par l’Empereur et sa troupe ; celui-ci s’écarte de la Route Napoléon actuelle. Avant d’arriver à Escragnolles par la D 6085 (ex N 85), on trouve ce chemin sur la droite ; un panneau indique : « Route Napoléon authentique – source de la Siagne – Table d’orientation ».

► Escragnolles

  • Napoléon fit halte le 2 mars 1815 à l’Auberge Napoléon. Il y fut reçu par l’Abbé Chiris, curé du village et la mère du Général Mireur, à qui il remit une somme d’argent. Inscription : « Route Napoléon – Le 2 mars 1815 l’empereur Napoléon fut reçu dans cette maison par l’abbé de la Matre d’Escragnolles et la mère du Général Mireur né en 1770 tué en Egypte en 1798 ».
Sur la place du Lavoir d'Escragnolles, une grande fresque en mosaïque retrace l’épopée du général Mireur à la tête des Fédérés. On peut y lire : "1792 François Mireur héros de La Marseillaise".

Sur la place du Lavoir d’Escragnolles, une grande fresque en mosaïque retrace l’épopée du général Mireur à la tête des Fédérés. On peut y lire : « 1792 François Mireur héros de La Marseillaise ».

© MAXPPP

► Col de Valferrière (entre Escragnolles et Séranon)

  • Au sommet du col, une plaque commémorative évoque le passage de Napoléon : « Épopée des cent jours – venant de l’île d’Elbe avec une poignée de fidèles sans faire tirer un coup de fusil Napoléon a emprunté cet itinéraire le 2 mars 1815. Il allait relever le drapeau tricolore sur la France ».

► Séranon

  • L’ancienne route empruntée par Napoléon et sa troupe passait au pied de la Chapelle de Gratemoine. Olivier Ghebali, de la délégation Nice-Alpes-Maritimes du Souvenir napoléonien raconte : « un peu à l’écart du village, à mi-côte, au milieu de bouquets d’arbres, on remarque les ruines du château de Broundet (ou Brondet) là où Napoléon coucha au soir du 2 mars 1815.

    Un anneau avec photo porte ces inscriptions, difficilement lisibles : « La bastide de Brondet – 2 mars 1815 « . Deux jours après avoir débarqué au Golfe-Juan, à la tombée de la nuit, Napoléon fait halte à Séranon. Il est accueilli par Blaise Rebuffel, adjoint au maire de la commune et régisseur du marquis Lombard de Gourdon, maire de Grasse, propriétaire de la bastide de Brondet. L’Empereur passe la nuit tout habillé dans un fauteuil oubliant, pour l’anecdote, un petit flacon d’eau de cologne. »
Vue générale du petit village de Séranon, au-dessus de Grasse.

Vue générale du petit village de Séranon, au-dessus de Grasse.

© France Télévisions

Le préfet du Var, comte de Bouthillier, a appelé à attaquer de front la colonne impériale. Une ordonnance royale du 6 mars déclare Napoléon Bonaparte traître et rebelle et ordonne de l’arrêter et de le traduire devant un conseil de guerre.

Cela n’arrivera pas et Napoléon remontera à travers les Alpes pour un ultime sursaut jusqu’à la fin du premier Empire avec la défaite à Waterloo et l’exil à Sainte-Hélène.

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