Nice

« antifa nissa », « personne n’aime Mariani »



A une semaine du premier tour des élections régionales et départementales, 500 personnes ont défilé à Nice sous la bannière de la lutte contre le racisme et l’extrême droite pour dénoncer « les attaques contre les libertés » qui se multiplient selon eux à la faveur de la montée de l’extrême droite.

Cette « Marche des libertés » a pris un tour résolument politique cet après-midi à Nice (Alpes-Maritimes).

Près de 500 personnes ont boudé la plage pour défiler sous la bannière de la lutte contre le racisme et l’extrême droite. 

La « Marche » a eu lieu dans plus de 140 villes en France. Des élus politiques, des syndicalistes, activistes écolos et associatifs ont défilé pour dénoncer « les attaques contre les libertés » qui se multiplient selon eux à la faveur de la montée de l’extrême droite et de lois « liberticides ».

Emma Bazou, co-responsable Collectif Uni.e.s Nice, voit les idées d’extrême droite progresser chaque jour en France : « On le constate très bien avec les prédictions qui sont faites au niveau régional avec Mariani et, au national, avec Macron qui se fait gifler par quelqu’un d’extrême droite. »

« Personne n’aime Mariani »

Des slogans comme « antifa nissa nissa » ou « personne n’aime Mariani » ont rythmé le cortège qui a fait une halte  place Masséna, en plein coeur de Nice. 

Des représentants de partis politiques en campagne comme la France Insoumise, mais aussi les forces des gauches culturelles, syndicales et associatives sont présentes. 

Dans le cortège, Colette Mo veut élargir le public : « C’est un appel aux gens, même ceux qui ne sont pas là aujourd’hui, de faire barrage à l’extrême droite. »

« Ouvrir les frontières »

Puis, la marche s’arrête pour un sit-in et une minute de silence en hommage aux personnes, hommes, femmes, enfants, naufragés en méditerranée.

Une jeune manifestante explique son point de vue : « la question migratoire, tout le monde s’en sert à des fins politiques alors qu’en fait le problème n’est pas là, nous devrions ouvrir les frontières, nous devrions être un peuple humain, les accueillir de manière décente, voilà ».

A la fin de la marche, une manifestante souhaite alerter sur le danger que représente selon elle Le Rassemblement National, elle prévient : « c’est un premier signal d’alerte que nous donnons, attention ne vous laissez pas séduire ! »

Le cortège s’est disloqué sans heurts Place Garibaldi. Mais les manifestants préparent d’ores et déjà d’autres marches similaires. 

Ils étaient 9.000 à Paris selon la police, mais 70.000 selon les organisateurs, lesquels ont compté au total en France 150.000 manifestants sous un soleil estival. 





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