Nice

« A Breil-sur-Roya les villageois sont sonnés »

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Dans les vallées de la Roya, de la Vésubie ou de la Tinée, certains habitants ont accepté de témoigner de la violence du phénomène météorologique. Une catastrophe qu’aucun d’entre eux ne soupçonnait.

Ce vendredi 2 octobre les conditions météos sont mauvaise mais pas assez pour décourager Claire Allavena de se rendre à Breil-sur-Roya pour un rendez-vous dans la matinée. La trentenaire ne se doute pas que dans quelques heures elle ne pourra plus redescendre. Elle se retrouve boquée avec ses parents dans sa maison familiale située près du camping, à deux pas de la Roya.
« Le vent s’est levé progressivement » explique calmement Claire Allavena. « En fin de journée les briques ont commencé à se détacher, notre voisin a perdu sa cheminée puis l’eau a commencé à s’infiltrer dans la VMC, dans les spots électriques ».Dehors il pleut à torrent. En début de soirée la tempête s’intensifie et le village est plongé dans le noir. « Les gendarmes sont venus nous voir pour nous demander de partir, on n’a pas voulu. On s’est barricadé à l’intérieur et on a attendu le pic de la tempête prévu à 23 heures » raconte cette habitante de Breil-sur-Roya.

Fenêtres fermées, Claire Allavena n’a pas vu la Roya sortir de son lit, envahir les rues du village et emporter le camping, le jardin d’enfants et les voitures.

Au réveil, c’est le choc, le village est méconnaissable : « la situation est cataclysmique, je marchais dans les rues d’un village dévasté, plusieurs amis ont perdu leur maison, tout autour de moi les habitants sont sonnés. » 

La boue a envahi les rues de Breil-sur-Roya

La boue a envahi les rues de Breil-sur-Roya

© Claire Allavena

Dans la vallée de la Vésubie, mêmes paysages de désolation. A Saint-Martin, Lionel Lecourtier vit dans le quartier du Boréon, au bord de la Vésubie. C’est lui qui a filmé la destruction du pont Maissa.A cause des intempéries la rivière est sortie de son lit. Désormais la rivière est remontée jusqu’à son habitation, qu’il a dû évacuer. « L’eau coule aux pieds des murs de la maison et en -dessous c’est de la terre donc ça s’effrite. On n’ose plus y rentrer puisque l’on s’attend à ce qu’elle tombe d’un instant à l’autre », se désole Lionel Lecourtier.

Depuis samedi 3 octobre Lionel Lecourtier est hébergé chez des voisins mais l’eau potable manque, comme il nous l’explique dans une vidéo : « On est 7 dans la maison et il faut que l’on aille dans les petits vallons pour récupérer de l’eau. Jusqu’à présent on ne nous a rien envoyé » s’inquiète t-il.Dans la vallée de la Tinée le restaurant Mounta Cala, situé au-dessus du vallon de la Figaïrasse, a été détruit par une coulée de boue.L’eau s’est également infiltrée par le sol, elle a traversé les murs avant de s’arrêter à 50 centimètres du plafond.

« On a tout perdu. On habitait au 1er étage du restaurant qui est à deux doigts de s’effondrer. Heureusement que les habitants du village sont supers. Ils nous ont aidé à déménager et nous ont trouvé un appartement à Rimplas », explique avec beaucoup d’émotion dans la voix Nathalie Valori, propriétaire de l’établissement.



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