Nice

« 80% des déchets finissent dans la mer »

Notez cet article


Mégots de cigarettes, masques jetables ou encore téléphones portables, tous ces objets ont un point commun : ils ont été ramassés au fond de l’eau. Depuis juin 2020, Joko Peltier cofondateur de l’association « Opération mer propre », expose ces déchets pour sensibiliser le grand public. 

Eau bleue, galets polis par les flots ou sable blanc, ces belles images du littoral sont en réalité entachées par des amas de déchets, qui chaque jour s’accumulent sur les plages et dans la mer.

En 2019, quatre anciens chasseurs sous-marin, lassés de voir la nature se mourir sous leurs yeux, décident de repêcher les ordures au fond de l’eau. Baptisée « Opération mer propre » cette action a lieu chaque week-end. 

À peine deux ans plus tard, c’est maintenant 80 bénévoles qui œuvrent avec eux pour nettoyer les plages et les eaux dans les Alpes-Maritimes.

Plastique, ferraille, armes à feu, appareils numériques, masques chirurgicaux ou balles de golf, rien n’échappe à ces « dépollueurs » déterminés :

 

Pour rappel, le verre ça met 6.000 ans à disparaître, une balle de golf 400 ans et du polystyrène…c’est 1.000 ans ! 

Joko, co-fondateur d’opération mer propre et de l’exposition « Yoko Déchets »

Des chiffres qui font froid dans le dos. Joko fait partie de ceux qui ne restent pas les bras croisés. Cofondateur de l’association, il décide l’an dernier d’aller encore plus loin dans la mobilisation. Ils récupèrent l’ensemble des déchets ramassés et les exposent afin de sensibiliser les publics. 

Exposer les déchets pour nous sensibiliser  

Ce vendredi 5 février, Joko nous a ouvert la porte de son exposition, route de Nice à Antibes quartier de la Fontonne. Une petite pièce qui accueille des objets ayant tous connu un bout de vie sous l’eau.

Certains ont été recyclés, d’autres ont été détournés pour faire passer un message et nous sensibiliser aux dangers de cette pollution massive.

On retrouve 80% des déchets de la terre dans les mers »

se désole Joko.

Dans cette vidéo il nous montre comment la nature tente de reprendre ses droits, notamment la transformation du verre sous les eaux : 

Plusieurs associations et partenaires se sont rajoutés au projet.

On retrouve notamment des bracelets fabriqués avec des bouchons de plastique, par  la marque Sauvage à Aix-en-Provence. Les mégots de cigarette, les plombs des pécheurs ou encore les balles de golf connaissent aussi une seconde vie : 

Comme sur cette image, les objets récupérés sont transformés.

Comme sur cette image, les objets récupérés sont transformés.

© Margaux Delaunay FTV

Mais attention, ici pas de greenwashing, les collaborateurs sont choisis avec soin et leur engagement pour la planète est vérifié. 

« On ne touche aucune subvention, on veut garder notre indépendance », précise Joko, avant d’ajouter avec fierté : « on est parti de rien et aujourd’hui on en est là ! » 

Depuis la pandémie, l’association retrouve également beaucoup de masques dans la mer, cette « pollution nouvelle » a été exposée à son tour.

Un virus et une seringue ont également été crées à partir de balles de golf pour faire un clin d’oeil à l’actualité :  

L'épidémie de coronavirus a accentué la pollution. A chaque sortie, opération mer propre en ramasse une vingtaine.

L’épidémie de coronavirus a accentué la pollution. A chaque sortie, opération mer propre en ramasse une vingtaine.

© Margaux Delaunay FTV

Les balles de golf  ? On en trouvait tellement qu’on en a rapporté au club pour les responsabiliser, retour à l’envoyeur. 

Joko, co-fondateur opération mer propre

Des futurs projets 

Joko oeuvre régulièrement aux côtés des établissements scolaires afin d’échanger sur l’écologie et l’importance du recyclage.

Mais pour l’avenir, l’association et lui, voient les choses en plus grand. L’objectif est de s’associer à de nouveaux partenaires pour promouvoir un tourisme plus responsable. Un enjeu majeur pour les décennies à venir afin de préserver la qualité du littoral.

L’un des nouveaux fléaux : le polystyrène.

C’est très nocif pour l’environnement, en plus lorsque le polystyrène se désintègre en plusieurs particules, c’est très difficile à attraper,

Joko

Le label Pavillon bleu, créé par l’association Teragir qui récompense chaque année depuis 1985 les plages et les ports respectueux de l’environnement, a retiré le label à trois plages des Alpes-Maritimes en 2020.  

Ce mardi 9 février, l’association lancera une cagnotte Ulule pour soutenir ceux qui se mobilisent pour préserver la planète. Des tee-shirt éco-responsables « Ocean Lovers »en partenariat avec la marque Tranzat seront mis en vente, vous pouvez retrouver cette campagne sur leur Facebook. 

Dans le monde on estime que 8 millions de détritus sont jetés dans les eaux et les océans, chaque jour et près de 3 milliards chaque année.

Selon le ministère de la transition écologique, le nombre de particules plastiques à la surface des mers est estimé à environ 5 000 milliards.

Ces nanoparticules se retrouvent dans les animaux marins et sur les coraux. « Ils étouffent » conclue Joko, dans un soupir. 



Source link

Autres articles

les parents concernés sous le choc

adrien

l’IGPN « la police des polices », conclut à une charge policière disproportionnée

adrien

Près d’1 million d’euros récoltés grâce à la tombola de Julien Doré au profit des sinistrés des vallées

adrien

quels sont les centres commerciaux qui vont devoir fermer en Paca à partir de ce dimanche ?

adrien

Yami-Maria Christina, sera-t-elle la Super Mamie France 2020 ? « Je voudrais tellement gagner pour mes petites-filles »

adrien

Votez pour la cathédrale orthodoxe russe à Nice, en lice pour devenir le « Monument préféré des Français 2020 »

adrien